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4 mars 1877 : “Le Lac des cygnes”… un chef-d’œuvre alimentaire de Tchaïkovsky ? !

4 mars 1877 : “Le Lac des cygnes”… un chef-d’œuvre alimentaire de Tchaïkovsky ? !
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Instant classique – 4 mars 1877… 142 ans jour pour jour. « J’ai accepté ce travail en partie pour l’argent dont j’ai grand besoin, en partie parce que j’avais depuis longtemps envie de m’essayer à ce genre de musique. » La lettre de Piotr Ilitch Tchaikovsky à Nikolaï Rimsky-Korsakov, datée du 10 septembre 1875 (le compositeur a alors trente-cinq ans) est assez claire sur l’enthousiasme modéré de Tchaïkovsky pour composer une partition qui deviendra l’une des plus célèbres et des plus populaires de tout le répertoire classique, son ballet Le lac des cygnes.

Au moins pour quelques-uns de ses morceaux, que tout le monde connaît. On ne sait pas bien d’où vient l’argument, des plus romantiques, de l’œuvre. Sans doute est-il dû au danseur Heltzer et au dramaturge Vladimir Begitchev. Il est tiré d’un conte allemand repris par Musäus, L’étang aux cygnes, dont la trame ressemble un peu à celle d’Ondine. Tchaïkovsky compose la musique à partir de l’été 1875 et la termine au printemps suivant, chez son ami Chilovsky, à Glebovo, au nord-ouest de Moscou. Il reprend des fragments d’un opéra détruit qui portait justement sur la légende de jeune fille des eaux.

L’œuvre est créée le 4 mars 1877, dans le calendrier grégorien (20 février dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie). La représentation, au Bolchoï de Moscou, ne s’est pas très bien passée. L’accueil n’en a été dès lors que plus frais.

De nombreuses versions corrigées, tronquées, redistribuées, jusqu’à des suites pour orchestre élaborées selon leur goût par divers chefs (Tchaïkovsky ayant envisagé de le faire lui-même, mais sans aller jusqu’au bout), ont entretenu la légende du cygne, qui n’a depuis jamais quitté l’affiche des théâtres.

Difficile d’échapper au kitsch et au classicisme en la matière, bien que cela puisse avoir un grand charme, mais voici pour changer une version tout à fait différente de la mort du cygne par le chorégraphe Matthew Bourne. Très différent, très masculin, mais bigrement intéressant. La musique, elle, est évidemment indémodable.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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