Instant classique – 5 février 1914… 106 ans jour pour jour.  Sergueï Prokofiev a vingt-et-un ans lorsqu’il écrit sa seconde sonate pour piano, du moins la seconde de l’âge adulte.

C’est un coup de maître qui renouvelle le genre de la sonate, sans totalement renoncer aux accents du siècle précédent mais en donnant à cette partition relativement courte (à peine un peu plus d’un quart d’heure) des accents modernistes étonnants, dès l’allegro (non troppo) introductif. Le superbe andante (troisième mouvement) change d’atmosphère et revient à une forme de classicisme apparent, avant de terminer par un vivace virtuosissime.

Lorsqu’il publie cette sonate, en 1913, il la dédicace à son camarade et ami étudiant Maximilien Schmidtgof, qui s’était suicidé peu avant.

C’est Prokofiev lui-même qui la crée ce 5 février 1914, à Moscou et c’est l’une de ses œuvres pour piano seul parmi les plus jouées aujourd’hui encore.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
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