7 septembre 1940… 82 ans jour pour jour. Méconnu dans nos contrées, le compositeur américain David Diamond a pourtant été couronné du Prix de Rome, vivant successivement en France, en Italie et aux États-Unis. Son concerto pour orchestre, dont nous fêtons aujourd’hui l’anniversaire de création, est une œuvre tout à fait « américaine » – comme un retour aux sources.

David Diamond (1915-2005) est un compositeur fort méconnu dans nos contrées, mais moins dans son pays d’origine, les États-Unis. Après avoir passé quelques années à Paris pour perfectionner son art (il est lui aussi l’élève de Nadia Boulanger, tout comme Leonard Bernstein, son ami), il retourne aux States avant de remporter peu après le Prix de Rome (il vivra ensuite en Italie pendant près de quinze ans).

À Yaddo, colonie d’artistes près de Saratoga Springs dans l’État de New York, qui a quelques similitudes avec la Villa Médicis, il écrit un concerto pour orchestre, à peu près au même moment que celui de Béla Bartók. La comparaison s’arrête là : Diamond n’a pas du tout le génie de son collègue hongrois. Il ne réalise d’ailleurs pas du tout sa partition selon la même approche que Bartók dans la sienne, composant une œuvre très « américaine », qui peut rappeler Aaron Copland et qui est loin de démériter. Elle suscite d’ailleurs l’admiration de son aîné Virgil Thomas, qui trouve que la partition est faite « du matériau le plus fin ».

Deux fanfares très américaines encadrent des préludes et fugues dans les deux mouvements que compte ce concerto. C’est Diamond qui dirige l’orchestre de chambre de Yaddo, voici quatre-vingt-deux ans. Il a alors seulement vingt-cinq ans.

En voici un enregistrement engagé, beaucoup plus récent, dirigé par Gérard Schwarz.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »