Amoureux du jour vs Monde de la nuit : la guerre des irréconciliables ?

Lors de la première conférence nationale de la vie nocturne, qui s’est déroulée à Nantes le 14 avril 2015, j’avais souligné l’impérieuse nécessité de la palabre entre les acteurs du jour et de la nuit. Je n’avais fait que rappeler la dynamique de concertation largement engagée pour calmer les tensions entre ceux qui veulent dormir la nuit et ceux qui ont autre chose à faire, ou à défaire ! Manifestement, cet esprit de dialogue s’est amplifié.

On doit s’en féliciter : conseils de la nuit et autres commissions de la sécurité de la vie nocturne se sont développés dans le quotidien des grandes cités urbaines. Toutefois, l’enthousiasme conciliateur ne doit pas effacer la vigilance.

« Signes de pistes pour les droits culturels », la chronique du Doc Kasimir Bisou


Texte de l’intervention de Jean-Michel Lucas, alias Doc Kasimir Bisou, lors de la conférence nationale de la vie nocturne, qui s’est tenue à Paris le 15 septembre 2017. Titre et intertitres sont de la rédaction.


Jour et nuit, les frères ennemis ?

J’ai ainsi observé, comme bien d’autres, que certains acteurs mettaient à profit les concertations  pour pousser à l’exaspération des oppositions. Le jour est pour eux l’ennemi de la nuit !

J’ai trouvé, par exemple, cette phrase belliqueuse dans un rapport pourtant adressé à un ministre d’État de la République, à propos du développement du tourisme nocturne : « À l’heure actuelle, la mauvaise perception de la nuit explique en partie la difficulté de certaines villes ou opérateurs touristiques à en assurer la promotion. Les actions des associations de riverains à l’encontre des organisateurs d’événements ou gérants d’établissements sont particulièrement dommageables et ce, alors que ces organisateurs ne représentent les intérêts que d’une faible nombre d’usagers ». Le riverain minoritaire a tout juste le droit de se taire, comme si exclure la minorité de la discussion était un gage de bonne démocratie !

À l’inverse, la nuit est maléfique pour le jour. Je l’ai lu dans les textes du regroupement de riverains du réseau européen « Vivre la Ville ! », à l’image de cette phrase : « La banalisation des comportements antisociaux fait le lit de différents communautarismes (jeunes vieux, gays, fêtards non chargés familles…) ». Voilà un jugement assassin sur les homosexuels « antisociaux » qui laisse  sans voix !

Devant des postures aussi guerrières, comment les responsables publics peuvent-ils réagir ? Trois doctrines sont concevables.

1) La loi du plus fort

La première est la plus réaliste, la plus commune : elle conduit l’élu à apprécier le rapport de force entre les guerriers du jour et ceux de la nuit. Le plus fort gagne en s’emparant de tous les moyens de pression, notamment, de plus en plus, de la viralité des réseaux sociaux déchaînés.

Alors, tout ce que peut espérer l’élu, c’est de satisfaire les plus forts pour obtenir des « zones » de paix entre deux orages militants ! « Homo homini lupus est. »

Je n’insiste pas car, aussi pragmatique qu’elle soit, cette approche n’est pas digne d’une démocratie, soucieuse d’établir des règles communes aussi justes que possibles. Il y a assez de combats sur la planète pour accepter que, dans nos villes, persiste une guerre ouverte du jour contre la nuit !

2) Le « vivre ensemble » ou la liberté étriquée

La deuxième approche est devenue banale. Malgré les exaspérations, le responsable public appelle toutes les parties prenantes au « vivre ensemble » ! Concertation, temps d’écoute des acteurs, etc. Je  sais que beaucoup d’entre vous y croient. Je ne veux pas les décevoir.

Toutefois, avec un brin de vigilance, cette quête du « vivre ensemble » entre les intérêts du jour et ceux de  la nuit, se révèle, finalement, assez médiocre. Bien sûr,  le « vivre ensemble » est dialogue – au moins on ne s’engueule plus à haute voix. Pour autant, chacun reste dans son camp puisque la doctrine repose sur le principe que chacun est libre de vivre sa vie, tant qu’il ne nuit pas à son voisin.

Autrement dit, le « vivre ensemble » se contente de la tolérance pour celui qui vit autrement et que l’on n’envie pas. En façade, le « vivre ensemble » est politesse, mais, au fond, c’est surtout une doctrine du doute. Le jour se demande quand la nuit recommencera à dépasser les bornes ; la nuit  sait bien que le jour exigera, de plus en plus, que la nuit lui ressemble, calme et fonctionnelle ! Certes, les écarts sont pacifiés, mais dans la rancœur, car chacun sait qu’il sera obligé de renoncer à une part de sa vie pour faire une place à l’autre.

Alors, ce « vivre ensemble » produit des résultats  douteux : son  centre politique est la frontière  entre deux camps et les élus sont réduits au rôle de gardiens des frontières, régulant les usages d’acteurs étrangers l’un à l’autre. Celui qui franchit la frontière sans prévenir est déclaré coupable de ne pas respecter la règle, si bien que le « vivre ensemble » repose sur cette logique du tort.

J’ai ainsi observé, dans nombre de villes, le discours de l’élu confirmant son rôle de régulateur des torts : « Vous êtes dérangés par le bar d’à côté… Vous avez raison de vous plaindre, car votre intérêt particulier est lésé. La règle d’intérêt général du « chacun chez soi » vous permet de faire valoir votre droit. Porter donc plainte au commissariat ! » L’élu aborde les tensions comme des affaires privées, l’un du jour contre l’autre de la nuit, et confie donc au juge la responsabilité de dire qui a raison et qui a tort.

Une troisième voie possible, à partir des droits culturels

Cette logique du doute et du tort n’est pas recommandable. D’abord parce que la nuit est bizarre, plurielle, complexe, ambiguë, multiforme et changeante… comme l’a rappelé brillamment Luc Gwiazdzinsky. Ses flux sont ininterrompus et souvent improbables. La règle commune qui veut séparer le jour de la nuit ne peut convenir longtemps à la vitalité des impulsions nocturnes. Ce « vivre ensemble » n’est que l’illusion de parvenir à des équilibres fonctionnels !

Ensuite, je voudrais rappeler aux élus que la loi a changé et que leur première responsabilité est d’en tenir compte. En effet, la loi NOTre, et son article 103 concernant le respect des droits culturels des personnes, nous ramène à la raison démocratique : nos politiques publiques ne peuvent ignorer les  engagements français en matière de respect des droits humains fondamentaux.

Dès lors, la politique publique de la nuit, autant que la politique du jour, doivent, toutes les deux, s’appliquer à faire le mieux possible pour garantir, à chaque personne, le bénéfice de ses droits fondamentaux, consignés dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH) de 1948 et ses textes ultérieurs.

Dans ces conditions, une troisième doctrine devient le cadre obligatoire des « concertations ». Avec elle, il ne suffit plus de « vivre ensemble », les uns à côté des autres. La nécessité s’impose, pour chacun, de « vouloir vivre ensemble ».

Du rôle de la volonté dans le « vivre ensemble »

Il ne faudrait pas se laisser abuser par le jeu des mots : l’introduction du « vouloir » n’est pas une question de vocabulaire ; c’est une autre conception de la démocratie. L’enjeu pour le responsable public est le développement du « pouvoir-en-commun », conçu comme « capacité que les membres d’une communauté historique ont d’exercer de façon indivisible leur ‘‘vouloir vivre  ensemble’’ », si l’on suit Paul Ricoeur dans Soi-même comme un autre (1990).

Ainsi, l’élu de la démocratie, confronté aux tiraillements des jours et des nuits, a pour responsabilité d’organiser les négociations publiques pour que chacun apporte sa liberté aux autres. Comme l’écrit puissamment Amartya Sen, prix Nobel d’économie, dans L’Idée de justice : « L’obligation générale de base est de réfléchir à ce que nous pouvons faire raisonnablement pour aider quelqu’un d’autre à concrétiser sa liberté ».

On trouve la même nécessité chez Axel Honneth, lorsqu’il analyse la « liberté sociale » dans Le droit de la liberté (2015) : au sein d’une société démocratique, « la réalisation de la liberté est liée à la condition préalable que d’autres sujets […] viennent confirmer, entériner, mes objectifs propres ». Comprenons par là : la liberté du riverain sera effective si elle est défendue par le tenancier du bar et les personnes qui fréquentent le lieu ! Et vice versa !

Avec le « vouloir vivre ensemble », chacun se doit de faire le maximum pour considérer soi et les autres comme des parties prenantes de la même et unique famille humaine, composée d’êtres libres et égaux en dignité, doués de raison (cf. DUDH, article 1).

Le rude apprentissage des libertés rivales

Le scénario qu’impose l’adhésion de la France aux valeurs des droits humains s’esquisse ainsi : les riverains commencent par mettre sur la table de négociations leur droit fondamental au sommeil. Ils citeront à leur bénéfice l’article 24 de la DUDH qui leur garantit « le droit au repos ». Mais les amateurs de nuits festives sauront vite afficher l’article 27, qui leur garantit la liberté de participer à la vie culturelle.

Il reste à l’élu de dire : « Chacun d’entre vous est légitime, à part égale, et doit voir sa liberté garantie. Mais vos libertés respectives sont rivales : si l’un obtient sa liberté de faire du bruit, l’autre perdra sa liberté de se reposer. Article 24 contre article  27 ! »

Tel est le principe même du référentiel des droits humains fondamentaux : loin d’être une histoire de bisounours, c’est l’apprentissage de la rivalité des libertés des personnes qui est en jeu. La responsabilité  politique se déplace. Elle conduit l’élu, au nom de l’intérêt général des droits humains fondamentaux, à demander au bar dans quelle mesure, raisonnable, il peut protéger la liberté de dormir du riverain, au nom de l’universalité de l’article 24. Parallèlement, il doit demander au riverain  comment il peut accorder sa liberté au patron de bar, afin que ce dernier déploie ses activités, au nom de l’universalité de l’article 27.

Pour que la vie en société soit empreinte d’humanité, il faut que la liberté de se reposer soit prise en compte au même degré que la liberté de participer à la vie culturelle ! La discussion publique doit s’organiser afin que la rivalité des libertés débouche sur un accord aussi juste que possible pour chaque liberté. Ainsi, par exemple, pour faire un peu mieux humanité ensemble, la puissance publique  interviendra pour financer en partie « la boîte dans la boîte pour éviter le son qui remonte du bar du rez-de-chaussée et, dans la mesure du raisonnable, seront aussi subventionnés les travaux d’insonorisation du locataire du premier étage dont le droit au repos ne peut être nié.

Avec le « vouloir vivre ensemble », la décision publique n’oppose plus celui qui a raison de celui qui a tort ; elle cherche à s’adapter pour permettre à chaque liberté fondamentale d’être défendue, même par ceux qui ne la revendiquent pas pour eux. Ici, on ne « concerte » pas ; on délibère pour concilier des libertés.

Des taxis de Dôle à la création du GIP cafés-cultures

On dira que cette histoire de « faire humanité ensemble » est une utopie poétique et naïve. Et elle l’est ! On ne peut pas imaginer mettre en œuvre parfaitement toutes les libertés, à tout moment. En revanche, la responsabilité de l’élu est de « mettre au travail » les droits humains, d’imposer à chaque partie prenante de faire le mieux qu’il peut pour respecter les valeurs universelles des droits humains.

Une telle ambition n’est pas éthérée. Écoutons le maire de Dôle qui a entrepris de vivifier la vie nocturne dans sa commune. Il a matérialisé simplement ce « vouloir vivre ensemble » : tard dans la nuit de Noël, si les fêtards, bénéficiant de leur liberté culturelle, sortent des cafés, ils risquent fort de perturber le repos des endormis. La solution pour éviter les tensions serait que les fêtards rentrent en taxi chez eux. Sauf que le taxi de nuit est trop cher ! Alors, la solution raisonnable pour faire humanité ensemble est que le bar et la collectivité apportent une contribution financière aux taxis pour que le prix du voyage soit faible.

Le « vouloir vivre ensemble » est renégociation permanente des conditions  de mise en œuvre des libertés pour les uns comme pour les autres. Après tout, même si les parties prenantes ne l’ont pas revendiqué pour eux, la création du GIP cafés-cultures répond à cette nécessité du « vouloir vivre ensemble », quand la collectivité contribue financièrement au fonds pour l’emploi  artistique ; elle permet ainsi aux bars de faire jouer encore plus de musiciens : la règle publique évolue pour étendre chaque liberté effective pourtant rivale au départ.

La balise universelle des droits humains fondamentaux

Certains penseront encore que cette doctrine est bien simpliste par rapport à l’égoïsme cruel du monde. Mais c’est mal comprendre la logique de négociation des droits humains universels. L’acteur qui voudrait jouer des coudes pour imposer son rapport de force se place d’emblée hors de toute référence aux droits de l’homme. Il veut faire humanité tout seul et l’élu a le devoir de lui rappeler que se passer des droits humains fondamentaux est hors de portée de tout démocrate.

D’ailleurs, je ne suis pas le seul à penser que les droits humains fondamentaux sont les balises universelles pour aborder tous ces problèmes de vie nocturne. On retrouve cette exigence politique dans le fameux « Manifeste d’Aubervilliers et de Saint-Denis » de l’EFUS (European forum for urban security) : « La liberté et la sécurité sont étroitement liées au sein d’une approche fondée sur le respect des droits fondamentaux ». Et je suis persuadé, vu l’ampleur des questions posées par les nuits à la normalité des jours, qu’aucune politique démocratique ne pourra prendre le risque de s’exonérer de la balise des droits humains universels !

Illusoire équilibre

Les conséquences d’une approche par le « vouloir vivre ensemble » sont nombreuses. Aujourd’hui, je n’en retiendrai qu’une, en vous demandant de bien vouloir me pardonner la brutalité de ma critique, peu respectueuse de vos libertés de penser !

J’ai retenu des ateliers une détermination forte à parvenir à un bon « équilibre » entre le jour et la nuit. La métaphore de l’équilibre passe bien mais, dans le contexte, elle n’a pas beaucoup de sens. Luc Gwiazdzinsky nous l’a rappelé : la nuit se joue au pluriel, et ces nuits sont inévitables et mouvantes. L’équilibre des forces ne tient jamais longtemps. La nuit n’a pas d’usagers ; elle ne connaît que des identités narratives de personnes dont les mystères ne se dévoilent qu’en secret.

C’est pourquoi je conseille de ne jamais oublier l’histoire de Penthée que raconte Ovide dans Les Métamorphoses : Penthée, roi de Thèbes, refuse d’accepter le monde dionysiaque ; quand sa curiosité le pousse à y pénétrer, il se voit amputé de ses membres par sa femme et sa fille, adeptes des nuits bacchanales, tandis que sa propre mère lui déchire la tête. Une vieille histoire de l’humain face à l’humain ! Un récit de nos parts maudites que nul ingénieur ne pourra espérer réduire à des équilibres fonctionnelles de flux d’usages nocturnes !

Échec de la transversalité

Pour ne pas en rester à l’illusion de l’équilibre, je préfère retenir « la bonne volonté » qui a unanimement traversé vos échanges : vous avez tous cherché des solutions qui permettent « la vie bonne » des gens du jour et ceux de la nuit. Malheureusement, vous avez associé votre bonne volonté aux bienfaits de la « transversalité ». Or, avec le « vouloir vivre ensemble », la transversalité, c’est l’échec assuré !

En effet, pour un élu, prôner la transversalité revient à accepter la prééminence des secteurs sur le politique. Avec la transversalité, on admet que la vie nocturne est composée d’une multitude d’intérêts sectoriels ; chacun, du capitaine des pompiers au syndicat des travailleurs de nuit, du Samu à l’industriel de la bière, de l’office du tourisme aux musiciens « intermittents », des intellos de la nuit aux « bar-bars », a ses finalités propres, ses objectifs, ses savoir-faire, ses manières d’apprécier le présent et l’avenir ! Chacun dans son silo. J’ai même entendu plusieurs fois : « chacun avec ses compétences propres », signe qu’il ne faut pas mélanger avec les autres !

Interpréter, ainsi, la réalité nocturne comme un conglomérat de compétences particulières a une conséquence immédiate pour l’élu de la démocratie : il est seulement « maître d’œuvre », chef de chantier, articulant différents corps de métiers, lesquels conservent, chacun avec ses critères, le sens de ce qu’ils font. Pour faire travailler ensemble ces silos verticaux, l’élu en appelle à la « transversalité » entre les secteurs. Mais il ne fait guère plus que coordonner des compétences qui lui échappent. Il ne fait que tenir des « réunions de chantier ».

C’est pour cela que je méfie de la transversalité. Je l’ai appris de mes responsabilités de Drac : chaque secteur envoie un représentant à la discussion ; il a mandat d’établir un petit pont avec les autres secteurs. Ces techniciens, acceptant de travailler ensemble, sont complimentés pour leur « ouverture d’esprit ». Ils sont  innovants, inventifs, défricheurs ; on félicite ces pionniers pour les ponts qu’ils ont jetés d’une rive à l’autre. Mais soyons honnêtes : cette transversalité n’est pas la vie normale. La norme est que chaque représentant des secteurs prend place autour de la table de négociation avec sa logique propre ; quand il en ressort, sa raison d’être n’a pas changé : il reste le représentant des valeurs de son secteur.

Le politique en maître d’ouvrage d’une approche globale

D’ailleurs, avec l’expérience, on comprend très vite qu’il suffit qu’une personne d’un secteur change de poste pour que le pont se fissure. La transversalité est oubliée, car chaque activité a mieux à faire pour défendre ses intérêts que de satisfaire ceux des autres.

En revanche, avec le « vouloir vivre ensemble », l’élu de la démocratie se pose en « maître d’ouvrage ». Il est dépositaire des finalités d’intérêt général à traduire dans les réalités de la nuit, par tous les acteurs, de tous les secteurs ! Si les techniciens des différents silos sont autour de lui, c’est pour que l’humanité  progresse la nuit, autant que le jour. Chaque représentant d’une activité doit montrer que son apport participe au développement des libertés des autres. Aussi différents que soient le commissaire de police, l’infirmier de nuit et le noctambule, tous doivent expliciter pourquoi leur activité contribue à  faire humanité ensemble. Aucun silo ne peut opposer ses compétences propres à cette finalité globale universelle engageant la France depuis longtemps. En un mot, l’approche est « globale », et non transversale !

C’est évidemment plus difficile, puisqu’aucun secteur ne peut prétendre apporter sa solution définitive. L’idée même de solutions permanentes s’évanouit. D’autant que la nuit ne facilite pas les choses avec son cortège d’humains « trop humains », dont la liberté peut friser la dilution de leur raison ! La nuit et le jour sont d’inséparables joueurs de nos tensions humaines. Ils sont indissociables, vivent en rhizomes, entremêlant l’un et l’autre. À chaque moment, ils mettent à l’épreuve notre sens de ce qui est encore humain et… de ce qui ne l’est déjà plus.

C’est pourquoi, dans l’approche globale du « vouloir vivre ensemble », la permanence est dans la discussion sur les meilleures manières de préserver, au moins mal, les libertés et les dignités des personnes, avec l’espoir de faire progresser les droits humains fondamentaux !

Ainsi l’élu de la démocratie revient-il à ses responsabilités premières : amener les secteurs d’activités à se concerter, à travailler ensemble (n’appelez plus cela transversalité !), afin d’apporter leur contribution à la finalité politique qui reste de concilier les libertés fondamentales pour progresser, autant qu’il est possible, vers une humanité plus juste. Night and day !

Jean-Michel LUCAS

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Doc Kasimir Bisou, c’est le pseudonyme officiel de Jean-Michel Lucas, personnalité connue pour sa défense acharnée des droits culturels. Docteur d’État ès sciences économiques, Jean-Michel Lucas allie dans son parcours enseignement – comme maître de conférences à l’Université Rennes 2 – et pratique : il fut notamment conseiller au cabinet du ministre de la culture, Jack Lang, et directeur régional des affaires culturelles.



 

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