28 janvier 1915 : Maurice Rêvel

28 janvier 1915 : Maurice Rêvel
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Monument de la littérature ravélienne, son trio en la mineur pour violon, violoncelle et piano ravélienne s’inspire beaucoup de danses, chants et atmosphères basques. Une œuvre à l’intensité… intense !

Pendant tout le printemps 1914, si lourd de menaces, et jusqu’aux portes de la guerre, Maurice Ravel écrit ce qui constitue l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre pour la musique de chambre : son trio en la mineur pour violon, violoncelle et piano.

Il se trouve alors dans son pays basque natal, à Saint-Jean-de-Luz, d’où il aperçoit peut-être, de l’autre côté du petit port, sa maison natale de Ciboure. Sa partition est dédiée à André Gédalge, son ancien professeur de fugue et de contrepoint au Conservatoire et elle est créée à Paris, salle Gaveau, par Alfredo Casella au piano, Louis Feuillard au violoncelle et, peut-être (on n’en est pas sûr), Georges Enesco au violon.

Ce monument de la littérature ravélienne s’inspire beaucoup de danses, chants et atmosphères basques. Le premier mouvement, si délicieusement lancinant, presque comme une berceuse, trouve en effet son origine dans une danse de la région. Le vif second mouvement, appelé mystérieusement « Pantoum », s’imprègne lui du rythme de la poésie qu’on pratique en Malaisie et dont Baudelaire lui-même s’est inspiré dans « Harmonie du soir ». La passacaille, grave et noble, débouche enfin sur un finale animé qui est à nouveau une référence au folklore basque, véritable fanfare pour trois instruments.

Voici un enregistrement vieux de soixante ans, qui n’a rien perdu de son intensité, emmené par Yehudi Menuhin au violon, avec Gaspar Cassadó au violoncelle et Louis Kentner au piano.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »



 

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