27 janvier 1905 : Requiem pour et non pas de Verdi

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Puccini compose un petit Requiem aussi modeste que celui de Verdi, à qui il est dédié, est imposant. Mais cette courte partition est poignante, recueillie, comme un murmure de paix rehaussé d’or.

C’est pour le quatrième anniversaire de la mort de Verdi (disparu le 27 janvier 1901) que Giacomo Puccini compose un court Requiem. Il est interprété dans la casa di riposo créée à Milan par Verdi pour recueillir les musiciens sans ressources pour leur retraite.

On ne saurait concevoir plus grand contraste entre cette partition modeste et courte (cinq minutes), pour chœur et orgue, avec, à des moments clés, le secours d’un seul alto, et le Requiem de son aîné, fresque tellurique qui compte parmi les grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la musique.

Le contraste est saisissant, mais ce petit Requiem oublié et redécouvert dans les années 1990 n’en est pas moins digne d’intérêt. Poignant, recueilli, respectueux, il ne reprend que quelques versets de la liturgie et en particulier dans l’Introït des Requiem, pour finir par l’inévitable « Requiescat in pace ». L’ajout de l’alto est un trait de génie, qui vient sans lourdeur consoler des affres de la mort, dans un murmure de paix couleur or.

Cette œuvre prend bien sûr un relief particulier le jour où nous commémorons le 77e anniversaire de la libération d’Auschwitz.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »



 

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