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17 août 1876 : Wagner et le dernier acte d’une tétralogie historique

17 août 1876 : Wagner et le dernier acte d’une tétralogie historique
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Instant classique – 17 août 1876… 142 années jour pour jour. Très tôt, Richard Wagner eut l’idée de mettre en musique les grandes légendes grecques et nordiques ; il en écrivit les premières esquisses dès 1848 en s’appuyant d’abord sur les tragédies grecques, notamment l’Orestie d’Eschyle.

L’immense trilogie, précédée d’un prologue, lui prit cinq années, jusqu’en 1853, avec plusieurs allers et retours pour couvrir tout le récit du mythe. La réalisation de la partition, très hachée, lui prendra plus de vingt ans.

L’Or du Rhin est achevé fin 1854 après une année de travail, la Walkyrie en 1856 ; mais Siegfried prendra davantage de temps, interrompu par Tristan puis par les Maîtres chanteurs. Il ne sera achevé qu’en 1871, tandis que l’opus final, le Crépuscule des Dieux, sera terminé en novembre 1874.

Parallèlement à cette œuvre colossale, Richard Wagner nourrissait depuis le début le dessein d’établir un lieu où la nouvelle tétralogie serait donnée, lors d’un festival gratuit dans un théâtre éphémère sur les bords du Rhin. Il y eut ainsi un premier projet à Zurich au début des années 1850, qui échoua.

Lorsqu’il se trouva sous la protection généreuse du roi de Bavière, Louis II, l’idée revint et Wagner choisit une colline verdoyante sur la commune de Bayreuth. La municipalité accepta avec enthousiasme mais n’avait pas de quoi financer le projet mégalomane du compositeur. Après bien des péripéties, le théâtre fut enfin prêt et les répétitions commencèrent dès juillet 1875.

L’année suivante, il y a donc tout juste 142 ans, le premier cycle, émaillé d’incidents techniques, fut créé devant un parterre de têtes couronnées venues spécialement, tout comme quantité de musiciens de l’Europe entière.

Le Crépuscule des Dieux clôtura le premier cycle le 17 août et suscita plus d’incompréhensions devant la nouveauté de l’œuvre qu’autre chose. En voici la scène finale, dans l’édition dite du centenaire (bien qu’il s’agisse là de la version filmée quelques années plus tard en réalité), portée à incandescence par Patrice Chéreau et ses interprètes, au premier rang desquels Pierre Boulez, et qui fit grand bruit en 1976.

Cédric MANUEL



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Rubrique : « Le saviez-vous ? »



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