18 décembre 1909 : “Horriblement beau”

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À 19 ans, Georges Enesco crée son premier très grand chef-d’œuvre : un onctuor ambitieux, très moderniste, tout à fait visionnaire. Une œuvre monumentale, aussi terrible que somptueuse.

C’est apparemment à Paris, à la salle de la Société des agriculteurs, qui se trouvait rue d’Athènes, que Georges Enesco crée voici cent douze ans son octuor de jeunesse, composé en 1900 alors qu’il n’a que dix-neuf ans. C’est le premier très grand chef-d’œuvre de son auteur, qui a bien du mal ensuite à le surpasser dans le domaine.

C’est une partition très ambitieuse, très moderniste, tout à fait visionnaire. Elle est divisée en quatre mouvements principaux assez classiques, mais dessine une grande arche assez complexe pleine d’inventions, qui sollicitent à plein les huit interprètes. Un auditeur sidéré dira que cet octuor est « horriblement beau », ajoutant immédiatement : « Mais il est encore plus horrible que beau. » Chacun ses goûts !

Je vous propose donc d’écouter le mouvement lent, le plus accessible de cette œuvre monumentale, qui développe deux thèmes très lyriques, méditatifs, qui vont peu à peu croître jusqu’au finale attaché (d’où l’interruption brusque à la fin de cet extrait, désolé !). Le voici par une équipe de jeunes artistes emmenés par la non moins jeune et très talentueuse Vilde Frang.

Cédric MANUEL



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