2 septembre 1960… 61 ans jour pour jour – Pour les 750 ans de la fondation de Liverpool, le compositeur William Walton compose sa seconde et dernière symphonie une œuvre aux qualités harmoniques évidentes, à l’écart des audaces de l’époque de sa création.

En 1957, la Société philharmonique royale de Liverpool commande au compositeur britannique William Walton l’un des principaux musiciens du XXe siècle outre-Manche une partition pour commémorer la fondation de la ville 750 ans plus tôt. Walton livre alors une symphonie, sa seconde (et dernière), qui est créée par l’orchestre philharmonique de Liverpool, dirigé par sir John Pritchard. L’œuvre, en trois mouvements, dure moins de trente minutes et requiert un orchestre important.

Malgré d’évidentes qualités harmoniques, cette symphonie plutôt accessible est sévèrement attaquée par la presse. Il faut dire que Walton propose une œuvre qui, si l’on excepte le dernier mouvement qui utilise une méthode de type dodécaphonique, reste à l’écart des audaces de l’époque de sa création. Pour un peu, on accuserait Walton d’être un affreux conservateur. Mais à présent que les excès de cette époque sont derrière nous, les qualités intrinsèques de cette œuvre sont mieux perçues, en particulier le travail d’orchestration, dans lequel Walton excellait.

Le grand chef hongrois, américain d’adoption, George Szell, dont on commémore cette année le 51e anniversaire de la disparition, a beaucoup défendu cette œuvre, qu’il a dirigée aux États-Unis, avec son orchestre de Cleveland, peu après la création de Liverpool. Et juste après, il l’a enregistrée. Voici le premier mouvement de la symphonie, allegro molto.

Cédric MANUEL



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