20 décembre 1893 : Glazounov fait son Tchaïkovsky

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Admirateur de Tchaïkovsky qui le trouve prometteur, mais pas génial, Glazounov ne se décourage pas et produit de grandes œuvres : en témoigne cette 3e symphonie, dédiée au maître mort deux mois auparavant, dont nous fêtons le 128e anniversaire aujourd’hui.

Alexandre Glazounov aime profondément Tchaïkovsky, qu’il a rencontré en 1890 et qui a perçu chez le jeune musicien un potentiel, mais pas de génie. « Quelque chose vous empêche de vous épanouir, lui avait-il écrit. On attend toujours de vous quelque chose d’extraordinaire, qui n’arrive jamais complètement. »

On peut rêver encouragement plus chaleureux, mais Glazounov ne se décourage pas et produit de grandes œuvres, loin cependant de la grandeur de celles de son mentor. C’est donc naturellement à Tchaïkovsky, mort deux mois auparavant qu’il dédie sa troisième symphonie, on ne peut plus tchaikovskienne.

Le mouvement le plus original en est ce scherzo un peu magique. On reste dans l’apprentissage de haute volée. Pour Glazounov, la maturité allait venir avec la cinquième symphonie, deux ans plus tard.

Cédric MANUEL



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