Instant classique – 23 novembre 1909… 101 ans jour pour jour. Alexandre Glazounov compose un cortège solennel pompeux, cuivré, percussionné, qui pète de tous les côtés… De quoi se donner un bon coup de fouet pour un lundi matin confiné !

Il n’y a rien à dire du cortège solennel d’Alexandre Glazounov (qui en avait écrit un autre plusieurs années auparavant) si ce n’est que celui-ci a été composé pour commémorer le vingt-cinquième anniversaire des concerts russes symphoniques.

Le style est bien dans la manière de Glazounov, alors directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, et de ses contemporains : pas le temps de s’endormir ! C’est pompeux, cuivré, percussionné, ça pète de tous les côtés sur la base du célèbre thème célébrant le tsar, qu’on entend dans une multitude d’œuvres plus ou moins officielles durant tout le XIXe siècle en commençant bien sûr par la scène du couronnement de Boris Godounov.

Mais pourquoi vous faire écouter un tel cortège alors qu’il y avait tant d’autres œuvres dont on aurait pu parler aujourd’hui (j’en ai recensé au moins vingt !) ? Pourquoi faire entrer ici Glazounov avec son cortège de grosses caisses, de timbales, de cymbales, de cuivres et de bouteilles (si, si, croyez-moi, il en avait sans doute plein les poches) ?

Non ce n’est pas parce que les cendres de Malraux sont entrées au Panthéon un 23 novembre (si !).
C’est juste parce que c’est lundi et que nous avons besoin d’un bon coup de fouet.
Alors, slava !

Cédric MANUEL

 



Un jour… une œuvre musicale !
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