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28 janvier 1912 : Ravel danse dans un jardin d’enfants

28 janvier 1912 : Ravel danse dans un jardin d’enfants
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Instant classique – 28 janvier 1912… 106 ans jour pour jour. Ceux des spectateurs qui se pressent ce 28 janvier au concert et qui connaissent la version pour piano des pièces enfantines baptisées « Ma mère l’Oye » savent qu’ils vont faire un voyage imaginaire dans le monde des contes de Perrault, de la comtesse d’Aulnoye ou de Mme Leprince de Beaumont.

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Ils le savent parce que, lors de la création, salle Gaveau à Paris, des pièces pour piano composées par Maurice Ravel pour les deux enfants de ses amis Godebski en 1908, c’était précisément des enfants âgés de 6 et 10 ans qui avaient joué chacune des 5 pièces.

En 1911, Maurice Ravel décide d’orchestrer ces dernières et d’en faire un ballet. Il y a ajoute un prélude un peu énigmatique et qui donne envie de tourner les pages du livre ; mais aussi une danse du rouet et quelques petits interludes pour lier le tout. Après le prélude et la danse du rouet passent donc la Belle au bois dormant qui se pavane, la Belle et la Bête qui discutent, le petit Poucet qui cherche son chemin, Laideronnette, impératrice des pagodes, qui marche solennellement avant que tout ce petit monde débouche dans le Jardin féérique où l’on assiste comme à un lever de soleil qui clôt le long sommeil de la Belle au bois dormant tout juste réveillée par son prince charmant.

Voici ce jardin féérique, l’occasion de rendre hommage au chef Pierre Boulez, qui a laissé de très belles interprétations de l’œuvre symphonique du compositeur. Mais si vous avez un peu de temps, laissez vous tenter par tout le ballet, ça dure moins d’une demi-heure et ça fait du bien.

Cédric MANUEL



À chaque jour son instant classique : anecdotes, découvertes et… musique !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »



 

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