Instant classique – 3 avril 1838… 183 ans jour pour jour. Mendelossohn compose plusieurs quatuors : celui de ce jour est relativement complexe, très élaboré et bien sûr très beau.

En 1837-38, Felix Mendelssohn compose tour à tour trois quatuors qu’il dédie “À son altesse royale le Prince héritier de Suède” (le fils de Bernadotte, le futur Oscar Ier), ce qui lui fait dire que ce titre « est dans un goût rococo, ce que les critiques délicats pourraient bien prendre pour le reflet du contenu… ».

C’est le troisième de ce groupe de quatuors (ou plutôt le n° 2 dans l’ordre de composition et le n°3 dans l’ordre de préférence de son auteur) qui est créé au Gewandhaus de Leipzig voici cent quatre-vingt-trois ans. Il est relativement complexe, très élaboré et bien sûr très beau (il s’agit de Mendelssohn ne l’oublions pas), en quatre mouvements dont mon préféré, que je vous livre ici, est le troisième, le mouvement lent, très poétique, qui inspirera au cours du siècle tous les grands compositeurs romantiques.

Le dernier quatuor que Mendelssohn devait composer serait celui en fa mineur de 1847, après la mort de sa sœur adorée, à laquelle il ne survivra que quelques mois. Pour l’heure, dans ce quatuor achevé au tout début de 1838, on sent que la vie lui sourit encore. Le Quatuor Emerson joue ici avec une grande élégance ce fameux mouvement lent, même si on peut trouver le début un peu trop appuyé.

Cédric MANUEL

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Rubrique : « Le saviez-vous ? »