Instant classique – 4 juillet 1902… 118 ans jour pour jour. Voici tout juste cent dix-huit ans, le professeur Alexandre Glazounov, du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, achève sa septième symphonie.

Peu avant, il avait écrit à son ami et confrère Taneiev pour lui annoncer qu’il cherchait à retrouver les bases du contrepoint. Ce souci, ainsi que la tonalité en fa majeur, de même que certain écho du premier mouvement, léger et aérien, ont donc conduit des observateurs à rebaptiser cette symphonie « Pastorale », en référence à celle de Beethoven, qui ne lui est cependant pas exactement comparable.

Différente des autres symphonies de cet héritier revendiqué de Tchaïkovsky, la Septième est intéressante par ses atmosphères. L’andante, en particulier, est sans doute le meilleur extrait de cette partition qui n’est presque jamais jouée au concert. Les programmateurs hésitent à sortir des sentier battus et rabâchés. C’est bien dommage (pas seulement dans le cas présent).

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »