6 juin 1943… 78 ans jour pour jour – Chostakovitch compose sa seconde sonate pour piano, une pièce de facture assez classique, le compositeur étant peu à l’aise avec cet instrument seul. Pourtant, certains musicologues placent cette sonate au pinacle…

Dimitri Chostakovitch n’a écrit que deux sonates pour piano. Il était moins à l’aise avec cet instrument seul. La seconde sonate est d’ailleurs réalisée alors qu’il n’a que trente-six ans et il n’en fera plus ensuite. Ce n’est pas une sonate de « guerre », malgré sa date de composition (1942), mais elle est dédiée à Leonid Nikolaiev, son professeur de piano, mort en octobre 1942.

Contrairement à l’usage, c’est le troisième et dernier mouvement qui est le plus développé, et le largo central, énigmatique et poignant est très remarquable dans sa conception même.

Mais l’ensemble est de facture assez classique. Il faut dire que la sonate divise les musicologues et autres spécialistes : certains la trouvent beaucoup trop sous-estimée alors qu’elle devrait selon eux entrer dans le Panthéon des sonates. Les autres soulignent qu’elle est la démonstration que Chostakovitch n’a pas produit de chef d’œuvre pour le piano… À vous de vous en faire une idée.

La sonate est créée voici soixante-dix-huit ans ce 6 juin et je vous la propose ici par une pianiste un peu méconnue par ici, mais qui était une très grande artiste russe. Comme il s’agit d’un 6 juin, et puisque c’est un hommage, alors comment ne pas penser à tous ceux dont on parle aujourd’hui, plus de soixante-quinze ans après…

Cédric MANUEL



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Rubrique : éphéméride