Instant classique – 8 novembre 1926… 94 ans jour pour jour. Les frères Gerschwin crée une comédie musicale endiablée, qui enchaîne tube sur tube : Oh Kay !

C’est à l’Imperial Theatre de Broadway qu’est créée voici juste quatre-vingt-quatorze ans l’une des plus célèbres comédies musicales des frères Gershwin (George pour la musique, of course, et Ira pour le livret, d’après La présidente de Maurice Hanniquin), Oh, Kay ! Ah oui, il est subtil le jeu de mots, mais c’est comme ça, on n’est pas là pour se prendre la tête.

Donc, « Oh, Kay ! », ça raconte l’histoire de… Kay. Il s’agit de la sœur du duc de Durham, un « exilé » britannique pré-Brexit qui a planqué dans la cave d’une maison de Long Island tout l’alcool qu’il faut pour arroser les assoiffés du coin. Or, cette maison, elle est à Jimmy Winter, qui l’a désertée depuis un certain temps. Et évidemment, voilà que ce fâcheux décide d’y revenir, avec sa seconde épouse Constance Appleton, fille d’un juge.

Dès lors, le duc va tout faire pour essayer de récupérer la came… Évidemment, rien ne se passe comme prévu et Jimmy, voyant Kay, reconnaît celle qu’il a sauvée de la noyade un an auparavant (comme par hasard) et crac badaboum, il “fall in love” comme on dit là-bas. D’autant que sa femme Constance s’aperçoit qu’en fait il n’était pas encore complètement totalement divorcé de sa première femme… On sent que tout ça… va bien finir ! Eh oui, c’est un musical !

Mais seulement après une avalanche de quiproquos en tous genres qu’il serait fastidieux d’énumérer !

Évidemment, la sauce un peu absurde prend très bien, et la comédie musicale aura un grand succès à Broadway, puis à West End à Londres l’année suivante. Parce qu’elle est pleine de tubes, y compris son ouverture. Parmi les tubes, un miracle, le célèbre « Someone to watch over me », air de Kay repris dans les deux actes du musical.

Bien sûr, on peut vénérer les interprétations restées légendaires d’Ella Fitzgerald, mais pour ma part je déteste l’arrangement sirupeux qu’en a fait Nelson Riddle en 1959, qui est généralement l’enregistrement le plus connu. Alors j’ai choisi Barbara Ruick, nettement moins célèbre, mais mieux entourée et qui en donne une interprétation que je trouve splendide dans l’enregistrement de studio de 1955.

Cédric MANUEL

 



Un jour… une œuvre musicale !
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