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Auteur : Pauline Angot

Slava’s Snowshow : une grande célébration poétique et hivernale

Tandis que le célèbre clown Slava Polunin célèbrera ses noces d’or avec la scène l’an prochain, son spectacle revient à Paris, pour fêter ses 25 ans de tournée mondiale, sans avoir pris une ride ! Après avoir parcouru les continents, Slava’s Snowshow, créé en Russie en 1993, revient pour la sixième fois à Paris, faisant salle comble au 13e Art, le nouveau théâtre de la place d’Italie. [Critique] Un train siffle. Coup de sifflet d’un chef de gare. Invisibles. Le spectacle nous embarque pour l’hiver d’une vie. La figure vespérale d’Assisyai – Slava Polunin – en clown vétéran, relit sa...

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Deux intrigantes à Paris : le duo franco-belge qui mêle opéra, jazz et variété française

Madline Marbaix-Madinier et Marie-Laure Brossolasco forment un duo franco-belge désirant bousculer les frontières de genres. La Compagnie l’Intrigante, fondée cet été, lance son premier récital ce soir, vendredi 3 novembre, au Café de Paris à Ménilmontant (Paris XI). La soirée promet d’être étonnante, avec une programmation qu’elles veulent éclectique et festive : extraits de comédie musicale, d’airs d’opéra, de morceaux de jazz, de variété française, entrecoupés d’une tombola pour soutenir le lancement de leurs concerts à venir. Comédie musicale et art lyrique Caractère, origines, traditions artistiques, rien ne semble a priori réunir ces deux jeunes chanteuses… Madline Marbaix-Madinier, spontanée et...

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« L’Homme hors de lui » – Valère Novarina prolonge le sacrifice comique jusqu’à vaincre la mort

L’Homme hors de lui, écrit et mis en scène à la Colline par Valère Novarina, témoigne du drame de la destinée humaine, dans un langage complexe et grotesque, d’une immense finesse. Nous touchons le tragique en même temps que nous rions – notamment grâce au jeu sensationnel de Dominique Pinon, seul en scène aux côtés d’un accordéoniste et d’un ouvrier du drame, manutentionnaire de la représentation. Un spectacle à voir et… à revoir. À travers le personnage que l’on pourrait croire en plein délire psychotique, cloîtré dans sa subjectivité, la pièce nous introduit à la question fondamentale du langage...

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« Agatha » – Quand Marguerite Duras et Hans Peter Cloos veulent trop en dire…

Le metteur en scène Hans Peter Cloos, pétri de ses allées et venues entre théâtre, cinéma et opéra, s’empare ici de la question de l’inceste avec le texte quadragénaire de Marguerite Duras. Deux jeunes comédiens, Alexandra Larangot et Florian Carove, une projection audiovisuelle et une belle scénographie tentent de donner corps à l’univers embryonnaire des amants interdits, où « la lumière est brumeuse et sombre »1 et le choix de se séparer, impossible, sinon dans la mort. Le texte, elliptique et poétique, trouve une traduction symbolique saturée qui, voulant tout dire, manque malheureusement l’intime sourd de l’enfermement incestueux. Un univers diffracté...

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Off d’Avignon – « Journal d’une apparition » : l’appel de l’amour, de Robert Desnos à Gabriel Dufay

L’adaptation de Gabriel Dufay pour le théâtre des textes de Robert Desnos, en trois actes portés par une musique acoustique, est un beau chemin pour rentrer dans cette écriture poétique et énigmatique, en comprendre la source, la motion intérieure. Au cœur d’une chapelle vide et sombre – le Parvis d’Avignon –, disposée pour une poignée de spectateurs, dans une mise en scène simple et intimiste faite de quelques meubles, tout peut jaillir et devenir palpable. C’est la promesse mystérieuse d’un vide où l’appel de l’amour, puis des choses, se fait soudain entendre, devient à portée du toucher. La « figure...

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Festival d’Avignon – « Les Grands » de Fanny de Chaillé : une identité en quête de parole

Pourquoi le spectacle ne commence-t-il pas ? L’heure est déjà passée ; nous patientons encore de longues minutes, dans le théâtre Benoît XII, avant l’entrée des comédiens. L’attente laisse étonnamment place à la conscience d’être un public, du fait de la scène vide. Les spectateurs, de ce fait, sont déjà déplacés. Ce temps de latence est-il accidentel ou relève-t-il d’une volonté de créer un appel d’air depuis la scène, en différant quelque peu le début de la pièce ? Nous l’ignorons, mais ce temps nous est profitable pour accueillir la première apparition : une fillette de ­six ans dont l’aplomb, la gravité,...

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Festival d’Avignon – « La Fiesta » d’Israël Galván : un long accouchement qui n’aboutit pas…

Les premières et longues minutes de la pièce d’Israel Galván laissent penser que nous allons danser la fête, celle de la vie populaire, sans paillettes. Le spectacle s’ouvre sur des scènes de la vie quotidienne ; le flamenco bat sa pulsation partout, chez la vieille gitane, les footballeurs, les actifs et les oisifs, illustrés par Israel Galván dans son solo initial. Tous semblent habités par ce métronome obsédant et cherchent à lui redonner vie, chacun dans son propre langage. [Avignon 2017] Le substrat de cette danse ancestrale est diffracté pour mieux en déployer les manifestations individuelles : geste, rythme, parole, mélodie....

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Off d’Avignon – « Looking for Lulu » de Natascha Rudolf ou l’actualité du désir

Natascha Rudolf s’attaque à La Boîte de Pandore, une tragédie monstre de Frank Wedekind – œuvre plus connue sous le nom de Loulou, en raison du film réalisé en 1929 par Georg Wilhelm Pabst, avec Louise Brooks. Si l’œuvre originale compte cinq actes et plus de quarante personnages, la metteure en scène en propose une adaptation resserrée sur les relations entretenues par Lulu avec les hommes. Une actualisation scénique intéressante, qui aurait mérité des apports contemporains de fond. [Avignon 2017] Trois personnages nous attendent paisiblement dans un studio de photographie, tandis que nous nous installons dans les gradins de l’Espace...

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Festival d’Avignon – « Roberto Zucco. Prologue sur le théâtre » de Yann-Joël Collin : entre accouchement d’une parole et enfermement télévisuel

La pièce de Yann-Joël Collin est construite en un diptyque intermittent, qui fait entendre les deux écritures de Bernard-Marie Koltès et Didier-Georges Galiby. Elle se présente comme une série noire, en quinze chapitres, à partir du récit de Roberto Zucco, ponctués à quatre reprises par le récit de l’infanticide et du viol d’une jeune fille de ferme, sans nom. La scénographie est extrêmement minimaliste : deux portes, une de chaque côté de la scène, et une caméra plantée sur le devant, dont l’image est projetée de manière continue sur un écran central. L’enjeu semble de repousser la frontière du théâtre...

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Off d’Avignon – « Le Chant du cygne » par Robert Bouvier : un Tchekhov à la mode fantaisiste

Du texte très court d’Anton Tchekhov, écrit à l’âge de 26 ans, Robert Bouvier construit une pièce d’1h15. Il garde l’intégralité du texte et l’enrichit d’une mise en abyme, construite à partir d’un trou de mémoire du vieil acteur. Il déploie, dans le temps, les nombreuses problématiques de la pièce originale, en la ponctuant d’épisodes comiques rivés au présent de la représentation – au risque d’en faire trop, la dispersion du propos immobilisant parfois l’acte dramaturgique. L’exploration de l’espace relationnel entre les deux personnages est cependant un réel atout-ajout de cette adaptation, à l’appui d’un duo bien assorti : Roger...

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