Instant classique – 21 juillet 1776… 242 années jour pour jour. Wolfgang Amadeus Mozart a conçu plusieurs sérénades, morceaux normalement destinés à de petits orchestres par exemple pour accompagner un événement.

Mais avec Mozart, si on reste bien dans ce type de cadre, comme on le verra pour celle qui nous intéresse aujourd’hui, on passe encore à un autre exercice, plus complexe, plus fouillé, avec des orchestres dignes des symphonies elles-mêmes.

Wolfgang Amadeus Mozart reçoit donc commande d’une nouvelle sérénade pour le mariage d’Elisabeth Haffner, fille d’un riche négociant, Siegmund, également maire de Salzbourg, avec un certain Franz-Xaver Späth. C’est le fils de ce dernier, récemment décédé au moment du mariage, qui avait fait la demande à Mozart. Le mariage était fixé au 22 juillet, mais selon la tradition, c’est la veille, lors des festivités, que la longue sérénade a dû être jouée.

Elle requiert un orchestre plus fourni qu’à l’accoutumée, se découpe en huit mouvements, dont deux menuets (il fallait bien danser !), et constitue l’une des œuvres les plus riches de son auteur, tout à fait réjouissante et particulièrement moderne pour l’époque.

En voici les quatre premiers mouvements, dont l’allegro-maestoso-allegro molto initial, d’une inépuisable richesse, à la fois solennel, festif et rythmé. Irrésistible. Quelques années plus tard, le même Siegmund Haffner junior lui commandera une autre œuvre qui portera le même nom, mais pour une symphonie cette fois… Et c’est une autre histoire…

Cédric MANUEL



À chaque jour son instant classique !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »