Instant classique – 23 janvier 1908… 112 ans jour pour jour. Reinhold Gliere (1874-1956) est un compositeur quelque peu oublié aujourd’hui, coincé entre le post-romantisme duquel on retient surtout sa grande troisième symphonie, Ilya Muromets, et la musique soviétique officielle dont il fut un représentant très zélé et bien moins intéressant.

Du coup, il est classé parmi les compositeurs qui n’ont pas cherché à faire autre chose que répondre à des commandes avec application et sans originalité. Cette réputation assez peu flatteuse jette une trop grande ombre sur ses œuvres de jeunesse, alors qu’il se fraie un chemin qui, sans être fracassant, ne démérite pas. Il doit beaucoup à son professeur Alexandre Glazounov, à qui il dédiera sa troisième symphonie, qui est donc restée la plus fameuse.

La deuxième symphonie, qui nous intéresse aujourd’hui, est aussi une commande, celle du jeune chef d’orchestre Serge Koussevitsky, en 1907, lequel la crée il y a tout juste cent douze ans à Berlin. L’œuvre est caractéristique de la musique symphonique russe de l’époque et fait beaucoup penser à Glazounov, justement.

En voici le second mouvement, qui est en fait le scherzo, très joyeux – comme l’indiquent son nom et son indication : “allegro giocoso”, rafraîchissant moment qui, s’il ne fait pas de bien, ne peut pas faire de mal, d’autant qu’il est très proprement interprété par l’orchestre philharmonique de la BBC dirigé par sir Edward Downes.

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »