Instant classique – 28 mai 1859… 161 ans jour pour jour. Même si beaucoup d’entre vous avez découvert l’expression « faire le zouave » grâce au capitaine Haddock, vous savez aussi que les Zouaves constituaient au XIXe siècle des soldats d’élite de l’armée française, reconnaissables à leur uniforme très original (et aussi très voyant, selon les mêmes critères que ceux de l’infanterie en général : un boléro bleu foncé et un saroual garance), approuvé par leur premier général, Lamoricière.

Il manque d’ailleurs les couleurs à la fameuse statue du pont de l’Alma pour laquelle les Parisiens ont une tendresse particulière. Napoléon III intégrera un régiment de zouaves dans sa Garde impériale. Les régiments de zouaves ne seront dissous qu’en 1962 et auront l’occasion de se distinguer maintes fois, notamment entre 1914 et 1918. À partir de 1915, ils ne porteront d’ailleurs leur uniforme d’apparat que dans des occasions officielles et plus au combat, « heureusement » pour eux.

C’est donc pour leur rendre hommage que Hans Christian Lumbye écrit début mai 1859 ce petit galop très riche et sautillant. Apparemment, si j’en crois mes sources, ce soudain intérêt de Lumbye pour ces soldats assez lointains provient d’une parade accompagnée de manœuvres effectuées par un corps de zouaves en visite au Danemark, au Folketeater de Copenhague, qui ont provoqué un vif engouement public.

En tout cas, Lumbye présente ce petit galop voici tout juste cent soixante-et-un ans aujourd’hui, dans la salle du parc de Tivoli à Copenhague. C’est court, mais très bondissant. Bref, c’est sans prétention et ça ne peut pas faire de mal !

Cédric MANUEL



Un jour… une œuvre musicale !
Rubrique : « Le saviez-vous ? »